Le Burn-out se prépare depuis l’enfance

Le burn-out, l’épuisement physique et émotionnel, ne commence pas au travail, il se prépare depuis l’enfance. 

Les adultes qui s’effondrent, s’épuisent, sont des enfants qui n’ont jamais eu le droit de s’arrêter. Un système nerveux qui n’a jamais appris le repos.


Un enfant qui devait être à la hauteur :

. L’enfant sage, mature pour son âge, qu’on entendait pas 

. L’enfant qui consolait un parent et absorbait ses humeurs

. L’enfant qui s’occupait de la fratrie, des plus petits

. L’enfant qui ramenait les bonnes notes, les bonnes appréciations.

. L’enfant qui ne demandait rien, ne dérangeait jamais.

Un enfant « facile ».

En silence, le message que son système nerveux a encodé en lui :

« Je suis aimée pour ce que je fais, pas ce que je suis. Si je m’arrête, je déçois, je ne mérite pas l’amour »

Alors, l’enfant a fait ce qu’il faut : devenir l’enfant qu’on demandait. Performant.e, disponible, sans besoins, déconnecté de son corps physique.

Le scénario se rejoue en boucle et le travail est le terrain de jeu idéal.

Performer=exister=être aimé.e

. Se rendre indispensable, partout

. Ne pas savoir dire non à une charge supplémentaire 

. Ressentir de la culpabilité au repos, même en vacances

. Attendre une reconnaissance qui ne vient jamais assez…

Le burn-out est une fatigue profonde.

C’est l’effondrement biologique d’un corps qui vit en hypervigilance depuis l’enfance, un système nerveux qui n’a jamais enregistré ce qu’était le calme, la sérénité, ce rien, ce vide qui repose. Alors, il s’est sur-adapté. Cortisol en sur-régime pendant des années, les surrénales épuisées. Larmes, fatigue incommensurable, vide intérieur, corps meurtri et « dur au mal »… seul moyen pour le corps et le système nerveux pour dire STOP ✋ 

Guérir, c’est apprendre à exister sans rien « faire ». 

Le travail n’est pas uniquement mental, il est corporel, nerveux, émotionel. Il demande de modifier ses croyances, d’accepter sa douceur, tout comme de renforcer son systeme nerveux. Il devient identitaire. 

Pour ÊTRE , il n’y a rien à FAIRE.